Femme dirigeante dans le bâtiment : quelle protection sociale selon votre statut ?


Vous êtes chef d’entreprise dans le secteur du BTP ? La structure juridique de votre société et le nombre de parts sociales que vous y détenez déterminent votre statut de salariée ou non-salariée. Cet élément capital conditionne votre protection sociale en matière de santé, maternité, retraite, perte d’emploi, etc. Petit tour d’horizon des garanties auxquelles vous pouvez prétendre selon votre régime social en tant que femme dirigeante du bâtiment.

Femme dirigeante dans le bâtiment : quelle protection sociale selon votre statut ?

Couverture sociale de la dirigeante assimilée-salariée dans le BTP

Vous disposez d’un statut d’assimilée-salariée si vous êtes :

  • directrice générale ou présidente d’une SA, SAS ou SASU
  • gérante non associée d’une EURL
  • gérante minoritaire ou égalitaire d’une SARL, c’est-à-dire si vous possédez au maximum 50 % du capital social (parts détenues par votre conjoint et vos enfants mineurs incluses)

Dans ce cas, vous relevez du régime général de la Sécurité sociale et vous bénéficiez ainsi de la même protection que les salariés du privé pour la santé-maternité, l’invalidité-décès et la retraite. En revanche, le statut d’assimilé-salarié n’ouvre pas systématiquement droit au chômage. Pour y prétendre, vous devez justifier auprès de Pôle Emploi d’un contrat de travail vérifiant les conditions suivantes :


  • exécution de tâches distinctes de celles liées à votre mandat de dirigeante
  • existence d’un lien de subordination juridique avec votre employeur

Afin de préserver votre sécurité financière et celle de votre famille en cas de perte d’emploi, vous pouvez contracter une Garantie sociale des chefs d’entreprise (GSC), telle que celle proposée par SMA. Ce groupe d’assurances pour les professionnels du BTP vous informe à travers le site Elles Assurent, dédié aux femmes du bâtiment.

Protection sociale de la femme dirigeante du bâtiment non-salariée

Vous avez un statut de travailleuse non-salariée (TNS) si vous êtes :

  • dirigeante d’une entreprise individuelle (micro-entreprise ou EIRL)
  • gérante associée d’une EURL ou SNC (société en nom collectif)
  • gérante majoritaire d’une SARL ou d’une SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée), c’est-à-dire si vous possédez plus de la moitié des parts sociales de votre entreprise

Vous êtes dans ce cas affiliée à la Sécurité sociale pour les indépendants (SSI), qui remplace le Régime social des indépendants (RSI) supprimé en 2018. La gestion de la SSI est intégrée au régime général de la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2020.

Par rapport à une salariée, vos cotisations à l’Urssaf sont moins élevées, mais vous bénéficiez en contrepartie d’une couverture sociale plus limitée. Votre protection est identique pour l’assurance-maladie, mais moins avantageuse en ce qui concerne les arrêts de travail, le congé maternité, l’invalidité-décès et la retraite. Depuis le 1er novembre 2019, vous pouvez toucher des allocations chômage en cas de redressement ou de liquidation judiciaire uniquement.

Pour vous prémunir des risques et envisager l’avenir avec sérénité, il est donc vivement conseillé de souscrire des contrats de prévoyance, santé et retraite complémentaires auprès d’une compagnie d’assurances spécialisée.

Vous souhaitez plus d’informations sur votre statut en tant que femme dirigeante dans le bâtiment ? Cliquez sur le lien suivant : https://www.ellesassurent.fr/femme-dirigeante-batiment-recherche