L'évolution des cuves à vin dans l'Histoire


L’histoire du vin se perd dans les siècles, durant lesquels les procédés de fabrication se sont développés et améliorés. Durant la plus grande partie de cette aventure, le vin a été mis à fermenter dans des fûts en bois. Mais depuis une cinquantaine d’années, les mœurs évoluent et la fermentation du vin se fait dans des cuves en acier inoxydable, ou en béton. Retour sur l’évolution des cuves à vin à travers les âges.

Les fûts en bois, cuves historiques

« Vieilli en fût », cette mention est encore aujourd’hui gage d’un cru original et de caractère dont usent certains grands domaines. Utilisée depuis plusieurs siècles pour la fermentation du vin, la barrique en bois possède de nombreuses propriétés et va, selon son essence, travailler différemment les arômes du breuvage qu’elle contient.

Depuis le Moyen-Âge, les fûts de chêne ont été les plus couramment utilisés pour le vieillissement du vin. Mais à partir des années 1950, de nouveaux matériaux ont fait leur apparition sur le marché de la vinification.

Les années 1950 : l’arrivée des premières cuves

Les premières générations de cuves de plus grande contenance font leur apparition sur le marché, à l’instar de la traditionnelle pièce bourguignonne, massif fût de chêne pouvant contenir jusqu’à 228 l, soit 300 bouteilles de vin de 0,75 L . Ces barriques, bien plus volumineuses que celles utilisées jusqu’à présent, sont proportionnellement moins chères à l’achat.


À partir de 1955, certains négociants investissent dans des cuves en béton verré puis, quelques années après, les cuves en acier émaillé font leur entrée dans les caves vigneronnes.

Les années 1970, l’âge d’or de l’inox

Ce n’est qu’à partir des années 1970 que les cuves en inox se sont très largement démocratisées, à tel point qu’à l’heure actuelle pratiquement tous les vignerons en sont équipés. Les cuves présentent en effet de nombreux avantages par rapport à l’utilisation des fûts d’antan.

En effet, les barriques de bois demandaient beaucoup de manipulations ; c’étaient des dizaines, voire des centaines de barriques remplies qu’il fallait sortir, puis aligner dans les caves. Un travail long et éprouvant durant lequel les accidents étaient monnaie courante. La cuve en revanche, qu’elle soit béton ou en inox, reste à demeure une fois installée. Les manipulations sont réduites, simplifiées, et la contenance d’une seule cuve équivaut à celle d’une centaine de fûts en bois.

Cuves en béton ou en inox : quelles différences ?

Aujourd’hui, les cuves en inox et celles en béton sont les plus utilisées pour la vinification. Pourquoi un tel succès, exception faite de la simplicité d’utilisation ?

L'évolution des cuves à vin dans l'Histoire

Les cuves en béton présentent l’avantage de posséder une inertie thermique élevée, qui limite les brusques variations de température, elles-mêmes néfastes pour le vin. Également le béton est, en l’absence de revêtement, perméable à l’oxygène en petites quantités, et son coût est très compétitif.

Les cuves en inox, quant à elles, sont relativement coûteuses, mais leur neutralité chimique permet au viticulteur de définir lui-même s’il veut travailler son vin et, le cas échéant, sur quels paramètres influer. De plus, la cuve en acier inoxydable est le modèle le plus simple à nettoyer.

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