Lufthansa : un avion forcé d’atterrir d’urgence en République démocratique du Congo

Le vol LH573 de la compagnie allemande Lufthansa, qui devait relier Johannesburg à Francfort-sur-le-Main, s’est posé à Brazzaville, capitale de la République du Congo, dans la nuit du 6 au 7 août, à cause d’une odeur inhabituelle repérée dans la cabine. Tous les occupants ont pu quitter l’appareil « de manière sûre et contrôlée ».

Lufthansa : un avion forcé d’atterrir d’urgence en République démocratique du Congo



Un atterrissage intermédiaire imprévu

C’est un voyage qui ne s’est pas déroulé comme prévu pour les passagers. Parti de Johannesburg, en Afrique du Sud, le Boeing 747-8 devait rejoindre Francfort-sur-le-Main. Les pilotes l’ont finalement posé à Brazzaville, bien loin de leur destination allemande.

Interrogée par le média RTL.de, la compagnie confirme que le vol « a effectué un atterrissage intermédiaire en toute sécurité à Brazzaville après l’apparition d’une odeur indéfinissable dans la cabine ». L’avion s’est posé normalement.

Selon les chiffres communiqués, l’appareil transportait 363 passagers, auxquels s’ajoutaient 16 membres d’équipage, soit 379 personnes au total. Le porte-parole de la compagnie se veut rassurant : « Tous les 363 passagers et l’équipage vont bien et ont été hébergés dans des hôtels », a-t-il déclaré.



L’appareil avait décollé de Johannesburg à 19h18, heure locale, et devait se poser à Francfort à 5h35 du matin. Pour la suite du voyage, Lufthansa a annoncé qu’elle viendrait chercher ses passagers « dans la journée avec un avion de remplacement depuis Brazzaville et les ramènera à Francfort ». La compagnie dit regretter cette « situation exceptionnelle » pour ses clients.

Une origine toujours non confirmée

Reste la question de l’origine de cette odeur. D’après les données de vol relayées notamment par le portail Flightradar24, les pilotes ont émis le code d’urgence international 7700, ou « squawk 7700 ». Ce signal alerte le contrôle aérien d’une situation d’urgence, qu’il s’agisse d’un problème technique ou d’une urgence médicale à bord.

Toujours selon ces données, il aurait été question de fumée dans la cabine, possiblement causée par des appareils électriques. Lufthansa ne confirme pas ces informations et s’en tient à l’expression « odeur indéfinissable ». La compagnie n’a fait aucune déclaration concernant une éventuelle cause précise.

Le Boeing 747-8 doit, pour l’heure, rester au Congo afin d’y être « minutieusement contrôlé sur le plan technique ».